Cette information a été révélée le jeudi six octobre 2016 par le président du CCRIF, Milo Pearson, lors des réunions annuelles du FMI / Groupe de la Banque mondiale. Il a également remercié la Banque de développement des Caraïbes (BDC) pour le paiement des primes d'assurance d’Haïti au cours de ces quatre dernières années, à l'appui de la stratégie de gestion des risques de catastrophe globale du pays, en reconnaissant le rôle clé des instruments de transfert de risques. Avant cela, en 2010 et 2011, la BDC et le gouvernement du Canada ont versé conjointement la prime annuelle d'Haïti. Depuis sa création en 2007, le CCRIF a effectué un total de 15 paiements à dix gouvernements membres pour un total de 38,8 millions de dollars, le tout dans les 14 jours de l'événement. Ce paiement représentera le 16e. Ce qui porte le montant total des paiements à environ $ 58,8 millions US . Ce sera le deuxième paiement du CCRIF à Haïti. En 2010, après le tremblement de terre dévastateur, le CCRIF a effectué un paiement de $7,7 millions US au gouvernement haïtien, sur la base des termes de sa police d’assurance pour les tremblements de terre. Ce paiement représentait la première aide financière directe reçue par Haïti à cette époque. Le gouvernement haïtien a utilisé les fonds du CCRIF pour couvrir les salaires du personnel d'urgence et «faire tourner les rouages de l’administration publique ». Les produits d'assurance paramétriques du CCRIF sont des contrats d'assurance qui effectuent des paiements en fonction de l'intensité d'un événement (par exemple, la vitesse de l'ouragan, l'intensité du tremblement de terre ou le volume des précipitations) et le montant de la perte est calculé à partir d’un modèle préétabli causé par ces événements. Etant basée sur des données météorologiques, l’assurance paramétrique permet d’effectuer des paiements très rapidement après le passage d’une catastrophe utilisée pour sécuriser les revenus notamment des agriculteurs. Avec cette solution d’assurance, dès lors qu’une anomalie météorologique est constatée (sur base d’un indice de pluviométrie ou autres critères sélectionnés), une indemnisation est enclenchée. Elle diffère des polices d'assurance traditionnelles, qui nécessitent une évaluation sur le terrain des pertes individuelles après une catastrophe avant qu'un paiement puisse être effectué. Contrairement à Haïti, la Barbade, touchée le 28 septembre dernier par Matthew, qui n’était alors qu’une tempête tropicale, recevra un paiement de $ 975,000 US du CCRIF, selon les termes de police d’assurance pour le cyclone tropical. La Barbade et Haïti sont également assurés contre les précipitations excédentaires. Les polices de cyclones tropicaux sont conçues pour couvrir les dommages causés par le vent et les tempêtes, mais pas de précipitations. Par conséquent, il est possible que les polices des précipitations de ces pays puissent être déclenchées aussi bien - cela leur donnerait droit à une indemnité supplémentaire. Il existe aussi une possibilité suivant laquelle d'autres pays dans les Caraïbes orientales qui étaient auparavant affectés par Matthew peuvent recevoir des indemnités en vertu de leurs polices de précipitations excédentaires. Le CCRIF SPC est un fonds fiduciaire multidonateurs qui fournit une assurance risque en cas de désastre en Amérique centrale et dans les Caraïbes. Il limite l'impact financier des ouragans catastrophiques, des tremblements de terre et des précipitations excessives dans les Caraïbes et - depuis 2015 - en fournissant rapidement des liquidités à court terme lorsqu'une police d’assurance paramétrique est activée. Il est le premier fonds régional dans le monde qui utilise l'assurance paramétrique, donnant aux membres des gouvernements l'occasion unique d'acheter couverture pour une catastrophe naturelle (tremblement de terre, ouragan et pluies excessives) au plus bas prix possible. Le CCRIF a été développé sous la direction technique de la Banque mondiale et grâce à une subvention du gouvernement du Japon. Il a été capitalisé à partir des contributions du gouvernement du Canada, de l'Union européenne, de la Banque mondiale, les gouvernements du Royaume-Uni et de la France, de la Banque de développement des Caraïbes, des gouvernements de l'Irlande et des Bermudes, ainsi que par le biais des honoraires d'adhésion payés par des gouvernements membres. Sources combinées