Le guédé affiche le visage de la mort, un visage qui ne passe jamais de mode. Une face pâle, blanchie par des couches de poudre craquelées par des rigoles de sueur. La mort semble aller bien avec ces esprits qui invitent le vivant à se rappeler qu’à chaque pas de sa vie, la grande faucheuse l’attend inéluctablement. Imprévisiblement.

Nos guédés, en Haïti, que nous voyons dans les rues, les cimetières ou dans les hounforts, les 1er et 2 novembre, ont une prédilection pour les couleurs sombre et violet. S’ils s’affublent de costumes aux tons mélancoliques qui nous rapprochent du deuil, de l’abandon, ils font leur litière de cet instant pour nous associer aux trivialités de la vie.