Journaliste sportif, parents de journalistes sportifs, dirigeants, footballeurs, karateka…le mois d’octobre n’a pas été tendre envers le milieu sportif haïtien auquel il a donné à pleurer des pertes dans tous ses compartiments. Loin de la réalité de 2012 où il nous avait ravi Ernst Laraque, il aura laissé ses griffes sur différentes disciplines sportives.
Dans le milieu du journalisme, c’est Pierre Albertiny qu’il a emporté. Fou de football et particulièrement du Violette Athletic Club, les yeux globuleux du reporter de Radio Indigène se sont fermés pour toujours au début du mois d’octobre.
Palila Mentor, la mère d'Estiverne Dieudonné (journaliste à la TNH), s’en est allée juste avant le père de Lys Scott Destin (dirigeant du Baltimore et journaliste sportif à Saint-Marc).
Les athlètes ont surtout pleuré les départs de Jean-Marie Louis et de Shnaika Joseph. Ancien milieu de terrain du Racing Club Haïtien, Jean-Marie Louis, a marqué son époque, même si l’intermittence au niveau de la sélection nationale à son époque l’a empêchée de briller sur le plan international comme il l’aurait dû. C’est d’ailleurs au stade Sylvio Cator où il a écrit ses plus belles pages que les funérailles de l’ancien champion national ont été chantées le samedi 5 novembre en présence de plusieurs footballeurs en compagnie de qui et contre qui il a marqué son époque. Par contre, la disparition de la jeune karateka Shnaika Joseph dont les funérailles ont été chantées le 31 octobre à Cité Militaire fut moins médiatisée. La raison en est simple. Si son papa, Jean Reynold Joseph, vient de remporter un semi-championnat du monde de karaté avec le titre en lourd du Mas Oyama International Memorial Cup 2016, la jeune ceinture orange, quant à elle, n’avait pas eu le temps d’établir un palmarès qui puisse attirer les regards.
Née le 4 juillet 2004 à Chancerelles, l’élève de 6e année fondamentale au Wonderful Miracle College travaillait en vue d’égaler son champion de père qu’il estimait être le meilleur karateka du monde après le mas Oyama 2016.
Heurtée par un tap-tap dans la matinée du samedi 22 octobre, elle a rendu le dernier soupir à l’hôpital Bernard Mevs le même jour, emportant ses rêves de défendre avec brio les couleurs de son pays.
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