A côté des vingt (20) représentants de clubs de D1, D2, D3 masculins et du football féminin formant le congrès de la FHF et siégeant à droit de vote, nombreux sont les représentants des autres clubs affiliés à l’instance fédérale ayant pris part, dans une ambiance cordiale et bon enfant, à cette assemblée générale ordinaire. La FIFA étudiera le cas d’Haïti en janvier En proie à d’énormes difficultés d’ordre financier, peu avant le passage de l’ouragan Matthew qui ne fait qu'aggraver sa situation, la FHF se porte bien, si l’on se fie aux propos de son président. Visiblement satisfait, le docteur du football, d'un air radieux, a fait savoir : « Je remercie nos amis de Cuba et de la République dominicaine. Ces derniers, et d’autres nations de la zone, ont signalé à la FIFA la situation difficile à laquelle fait face Haïti. À ce sujet, l’instance suprême du football mondial va se réunir à Paris le 24 janvier pour étudier notre dossier. Je souligne en passant qu’il y a beaucoup de changements à la FIFA. Elle n’attribue plus de l’argent en liquide. Ainsi, pour avoir son aide, il vous faut un programme bien élaboré faisant la promotion du foot juvénile, et ce, après avoir soumis le rapport de l’audit interne et externe. En ce qui nous concerne, cela se fait annuellement et à chaque fois, la FIFA en sort satisfaite. À titre de rappel, depuis deux ans on a un expert financier de la FIFA qui travaille avec nous », s’est enorgueilli Yves Jean-Bart. Une année 2016 plein de succès pour la FHF Aux dires du directeur technique national, la FHF, en énumérant les cours dispensés et les résultats acquis par le football national sur le plan international, a été proactive en 2016. « La direction technique nationale peut s’enorgueillir d'avoir organisé une pléiade de cours (niveau I et II) destinés à nos entraîneurs (masculins et féminins). Dans la foulée, on a eu un cours important pour les instructeurs (13 étant formés). Que dire de cours fitness (grande première en Haïti)? On a été aux Cayes pour un festival de foot. En 2016, les experts de la FIFA et de la Concacaf ont défilé en Haïti dans le but d’apporter leur pierre dans la construction de ce gros édifice de standardiser notre football. La sélection a disputé la Copa America Centenario, les U-17 et U-20 sont champions de la Caraïbe et sont qualifiés pour l’ultime phase des éliminatoires de la Coupe du monde de leur catégorie. Nos filles ont pris part à la Gold Cup U-15 et sont traitées d’égal à égal avec les USA et le Mexique », a résumé Wilner Etienne d’un air satisfait. Le foot féminin monte en puissance Grande défenseure du foot féminin, Monique André a plaidé pour qu’il y ait plus de places pour les femmes dans le football. Dans son allocution, elle en a profité pour rappeler, entre autres, les faits marquants de l’année 2016 du football féminin haïtien. « On avait réalisé le 21 mai au stade Sylvio Cator une sorte de bouillon « BOUL » avec la participation de nombreuses équipes féminines du pays. Six de nos filles sont parties en stage à l’étranger. En janvier 2017, Nérilia Mondésir signera à Montpellier. Roselore Borgella se trouve en Corée. Avec le FC Metz, on travaille déjà sur un gros projet. Et sous peu, nos meilleures filles, ayant l’âge pour quitter le pays, effectueront des stages avec cet important club français », a expliqué Monique André qui est à la fois membre du bureau fédéral et de la commission du foot féminin auprès de la Concacaf. Un lourd programme attend la FHF en 2017 Faisant allusion à l’année 2017, Dadou a dit : « Ralph Kernisan mis à part, le pays ne dispose pas d’un préparateur physique de haut niveau. On va travailler pour éradiquer ce mal. Et les spécialistes, formés ici ou en France (grâce à notre partenariat avec le FC Metz), resteront en Haïti pour être utile au football national. On va également épurer notre centre car il n’y a plus de place pour les paresseux. Une pléiade de terrains, construits par l’État haïtien, ne sont pas achevés. On fera en sorte, grâce à notre bon rapport avec le ministère des Sports, que ces terrains soient dotés de gazon artificiel. On va les renforcer dans le sens des hautes compétitions. On va considérer certaines villes à grande tradition footballistique, entre autres, Jérémie, le Nord-Ouest et la côte Sud. On est en train de finaliser un gymnasium au centre FIFA Goal. Les négociations vont bon train avec Florida Atlantic University pour équiper ce gymase. Comment oublier le dossier de licence de clubs? Vous devez-être proactif, participatif et prêt à vous sacrifier, de quoi laisser quelque chose après », a préconisé le docteur du football. Quand la FHF égratigne le COH En guise de conclusion, le président de la FHF a placé quelques mots relatifs à la famille olympique. Cette dernière n’est pas en odeur de sainteté. À cela, Yves Jean-Bart dit : « Entre la FHF et le COH, les violons ne s’accordent pas depuis plus de 35 à 40 ans. Au fait, on prend les mêmes et on recommence. La bonne gouvernance s’applique à tout le monde. Dans le cas du COH, le Comité olympique international (CIO) dit que les fédérations ne font pas leur travail. La FHF ne souhaite pas qu’il y ait table rase. Cependant, elle demande de clarifier les choses. En bon sportif, je suis persuadé qu’il y a de l’espoir car on doit s’en sortir », a-t-il conclu. Après avoir présenté le bilan des activités de l’année en cours et de définir les perspectives pour l’année à venir (éliminatoires de la Coupe du monde pour les U-7, U-20 et barrages Gold Cup pour le Seniors), la FHF, avec l’approbation du congrès, projette de dépenser beaucoup plus d’argent. D’où un nouveau budget annuel largement supérieur au précédent. Il est à signaler que ce congrès ordinaire de la FHF a débuté par la vérification de sa conformité eu égard aux statuts en vigueur, l’approbation de l’ordre du jour et aussi le vote concernant les propositions de modification des statuts et des règlements de la FHF.