Procédant au lancement de la CER, Wilson Larate, directeur général adjoint de l’Ed’h, a clairement donné le ton en affirmant que l’institution étatique, dans ses programmes visant à augmenter sa production énergétique, s’engage à favoriser dans la mesure du possible l’utilisation de ce type des énergies renouvelables. En vue de combattre, dit-il, l’émission de gaz et déchets polluants dans l’atmosphère haïtienne pour le bien-être collectif.
Fritz Adrien, qui a pris la parole au nom du ministre des Travaux publics, a cru important de signaler que pour une fois, le pays n’a pas mis les charrues avant les bœufs. Généralement, dit-il, nous commençons par acquérir les nouvelles technologies sans avoir les cadres pour s’en occuper après. Cette fois-ci, de l’avis de Fritz Adrien, nous avons pris le bon chemin en préparant d’abord des cadres qui se tiendront prêts à faire fonctionner les premières usines d’énergies renouvelables lorsque les financements permettront d’en construire.
Fritz Adrien a, une fois de plus, réitéré que les défis énergétiques en Haïti sont immenses et que la création de cette cellule vient combler un trou au niveau de l’Ed’h. Au nom du ministre des Travaux publics, il a remercié le PNUD pour avoir accompagné l’idée de création de la CER. Egalement ancien ministre des Travaux publics, Fritz Adrien a fait savoir que le pays a une histoire très longue avec les énergies renouvelables puisque la première centrale hydroélectrique des Caraïbes, l’usine de Jacmel, a été installée en Haïti à la fin du 19e siècle et au début 20e siècle.
Cependant, à en croire René Jean-Jumeau, ancien ministre chargé de la Sécurité énergétique, Haïti importe actuellement 80% des ressources primaires (produits pétroliers) utilisées pour produire de l’électricité et nourrit une très grande dépendance par rapport aux ressources énergétiques importées. Docteur en génie électrique, René Jean Jumeau était présent à cette cérémonie à titre de formateur et dit avoir consacré sa formation à l’aspect économique des énergies renouvelables. À l’instar de Michel Brunache, ex-ministre de la Justice il a passé en revue la législation haïtienne en matière d’énergie dans le cadre de cette formation commanditée par le PNUD qui mène actuellement une activité de recherche pour la promotion de la micro hydroélectricité.
Dans cette optique, le PNUD a déjà procédé à l’identification de 6 sites potentiels d’hydroélectricité qui ont été dotés, avec la participation de la CER, d’équipements hydrométéorologiques pour en constituer une base de données fiables en vue d’une éventuelle exploitation.
Haïti avait pris l’engagement, lors de la COP21 à Paris, de produire d’ici 2020 au moins 80 mégawatts en énergie propre avec les ressources renouvelables comme le soleil, l’eau et le vent.
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