Au pouvoir depuis 2012, Danilo Medina, qui a prêté serment le 16 août 2016 pour un deuxième mandat à la tête de la République dominicaine, en était à son cinquième discours de reddition de comptes par-devant l’Assemblée nationale de son pays. Ce dernier s’est réjoui des transformations » qu’a connues le pays sous son leadership et a tenu à rappeler « que tout ce que la République dominicaine a gagné au cours des quatre dernières années n’est pas une coïncidence. » « Rien de tout cela n’a été réalisé par magie », a martelé Danilo Medina soulignant que tout cela s’est réalisé à partir d’un effort faisant partie d'un projet commun et surtout grâce à un climat de coopération et de confiance qui unit tous les Dominicains. « L'année dernière, notre économie a progressé de 6,6%. Cela nous place en tête dans les Amériques », s’enorgueillit Danilo Medina, qui considère son pays comme étant un « contre-exemple en ces temps d'instabilité et de polarisation. » Alors que les grandes économies de la région font face à des augmentations de prix et des dévaluations, la République dominicaine, fait-il remarquer, bénéficie d'une inflation plus basse que prévue et d’une stabilité enviable du taux de change. L’année 2017, note le président Medina qui s’appuie sur des prévisions de la CEPALC, du FMI et de la BID, continuera dans cette même dynamique de croissance. Ce scénario d'expansion, dit-il, se reflète dans la balance des paiements qui a clôturé l'année avec un déficit de -1,5% du PIB, le plus bas de la dernière décennie. « La réduction du déficit du secteur public permet de réduire la demande de crédit bancaire », souligne Danilo Medina précisant que les prêts au secteur privé ont augmenté de 71% entre août 2012 et novembre 2016 alors que ceux au secteur public n'ont augmenté que de 10%. Par la suite, le président Medina a passé en revue différents secteurs de l’économie pour montrer aux parlementaires présents qu’elle est effectivement en pleine expansion. Selon les chiffres communiqués par le chef de l’État, le secteur minier a augmenté de 26,5%, l’agriculture de 9,6%, les hôtels, les bars et restaurants de 6,4%, le commerce de 5,9%, le transport et entreposage de 5,3%, la fabrication locale de 4,8%, la construction (8,8%) et les autres services de 6,8%. Entre-temps, signale Medina, la République dominicaine a franchi en 2016 la barre des 6 millions de touristes, près de 400 000 de plus qu'en 2015. Ainsi donc, le revenu généré par le tourisme, qui est la principale source de devises du pays, a augmenté de près de 10% l'an dernier, pour atteindre un chiffre de 6,7 milliards de dollars américains. Les perspectives du secteur pour 2017 montrent qu’il continuera à croître, révèle le chef de l’État, annonçant l’inauguration de 6 000 nouvelles chambres d'hôtel, qui représentent environ 10 000 nouveaux emplois. Par ailleurs, il constate que 2016 a été une année de grande expansion pour le secteur des zones franches. Au cours de l’année 2016, le Conseil national des zones franches (CNZFE) a approuvé 52 entreprises et 8 parcs de zones franches, ce qui représente 17 000 nouveaux emplois directs et une création de devises de 62,6 millions de dollars américains. En 2016, poursuit Medina, nos exportations ont augmenté de 3,5% avec mention spéciale pour l'exploitation minière et l'agriculture, tandis que l'investissement direct étranger a augmenté de 16,7%. « En ce qui concerne l'emploi, les chiffres nous donnent des raisons d'être optimistes […] L’année dernière, nous avons continué à créer des emplois dans tous les secteurs », se félicite le président Medina annonçant que « pour la quatrième année consécutive, nous avons non seulement atteint l'objectif de créer 100 000 nouveaux emplois, mais nous l’avons dépassé de près de 30%. » « 148 532 emplois en 12 mois! C’est le total d'emplois créés en 2016», exulte Danilo Medina qui s’engage à s’efforcer pour améliorer cette performance. L'objectif pour 2020, dit-il, est d’atteindre 400 000 emplois et plus. Depuis qu’il préside la destinée de la République dominicaine, Danilo Medina dit avoir accordé une attention particulière aux salaires, une des préoccupations majeures des Dominicains. « Je crois fermement que la croissance d'un pays ne peut être soutenue par des salaires de misère. Je l'ai toujours défendu et j'ai fait tout mon possible pour que, de manière responsable avec les finances publiques, nous commencions à changer cette réalité », a déclaré Medina insistant sur le fait que le gouvernement, tout en disposant de ressources limitées, a fait un effort sans précédent pour augmenter les salaires dans trois secteurs : l'éducation, la santé et la sécurité. « Depuis 2012, notre objectif numéro un est de combattre la pauvreté et d’améliorer les conditions de vie de la population », a rappelé Medina. Depuis lors, 1,4 million de Dominicains ne vivent plus dans la pauvreté et 480 692 personnes ont surmonté l'extrême pauvreté. « Plus précisément, en 2015 le taux de pauvreté et d'extrême pauvreté a été placé d'abord en dessous des niveaux actuels avant la crise financière de 2003; et pendant 2016 il a continué de diminuer [...] », annonce triomphalement le président dominicain rappelant que cette prouesse n’a rien à voir avec la magie. « Nous nous sommes engagés à réduire de moitié l'extrême pauvreté et de réaliser que d'ici 2020, au moins 360 000 personnes de plus le surmontent. » « 2016 a également été une année de grands progrès pour le secteur de l'électricité. Nous continuons vers notre important objectif de diversifier la matrice énergétique pour la rendre plus abordable, moderne et respectueuse de l'environnement », a fait savoir Danilo Medina révélant que trois projets totalisant 110 mégawatts d’énergies renouvelables ont été inaugurés. Il a en outre évoqué le projet du central de Punta Catalina, qui a été lancé pour résoudre, une fois pour toutes, le problème de l'approvisionnement en électricité en République dominicaine. « Ce projet […] va augmenter entre 35% et 40% l'approvisionnement en énergie dans le pays. Sa mise en œuvre se traduira par des économies pour l'État dominicain de 441 millions de dollars par année [...] La centrale de Punta Catalina fonctionnant à pleine capacité va générer 5,5 millions de Mégawatts / heure, ce qui équivaut à un peu plus d'un tiers de la demande annuelle prévue pour 2018 dans le pays », a annoncé Danilo Medina.