L’ex-directeur général du Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement (BMPAD), Patrick Noramé, est l’objet d’une mesure d’interdiction de laisser le territoire émise par le parquet de Port-au-Prince qui a sollicté l'inspection générale des finances et l'ULCC pour audit et enquête. Le commissaire du gouvernement Clamé Ocname Daméus a demandé à l’inspection générale des finances de « procéder à l’audit du Bureau de monétisation des programmes d’aide au développement ». Le chef du parquet veut obtenir dans un « délai raisonnable certains renseignements de ladite enquête » et des recommandations de l’audit. Selon le parquet, il y a « dénonciation de la clameur publique, des suspicions de détournement de fonds publics », Le commissaire du gouvernement Clamé Ocname Daméus a également demandé à l’Unité de lutte contre la corruption (ULCC) d’enquêter sur Patrick Noramé. Par un message laconique, le commissaire du gouvernement a confirmé au journal avoir requis les services de l’ULCC. Patrick Noramé avait succédé à Eustache St-Lot, un temps inquiété et même incarcéré aux ordres de l’ex-commissaire du gouvernement Jean Danton Léger. La décision du commissaire Jean Danton Léger avait été cassée par un jugement du doyen du tribunal de première instance, Me Bernard St-Vil. Après cet épisode, le BMPAD refait les manchettes avec Patrick Noramé, originaire des Nippes, présenté comme un protégé d’un des sénateurs des Nippes qui avait appuyé le président Jocelerme Privert. Le journal a tenté sans succès d’entrer en contact avec Patrick Noramé pour un commentaire et pour savoir s’il est au pays, à un moment où des échos indiquent qu’il serait en voyage aux États-Unis.