Avec 26 sénateurs sur 29 et 91 députés sur les 117 que compte la 50e législature, la séance en Assemblée nationale de ce lundi 8 mai 2017 peut s’enorgueillir d’avoir réuni le plus grand nombre de parlementaires pendant la première session de travail de l’année législative 2017. Au niveau de la Chambre basse, le bilan présenté par le premier secrétaire du bureau, Jean Willer Jean, est plutôt lourd. En effet, la Chambre des députés mentionne avoir pris part à cinq Assemblées nationales et organisé un total de 24 séances plénières. Ces séances ont permis de ratifier trois instruments internationaux et de voter pas moins de cinq projets de loi sur un total de 12 soumis par l’exécutif, une proposition de loi sur les six déposées par des parlementaires et sept rapports de commission. À cela s’ajoute les 28 séances de travail en commission et les sept voyages officiels organisés par la Chambre basse. Pendant cette période, l’Assemblée des députés a procédé à la validation de pouvoir de 26 nouveaux députés et a enregistré la démission de deux autres qui se sont fait élire sénateur de la République, à savoir Garcia Delva de Marchand Dessalines et Rony Célestin de Cerca-la-Source. Le Sénat de la République compte, quant à lui, quatre séances en Assemblée nationale et 32 séances plénières. Au cours de ces séances, le grand Corps a pu voter un total de 12 lois, ratifier trois instruments internationaux et prendre deux résolutions. Devant ces bilans, le président de l’Assemblée nationale Youri Latortue se veut prudent : « Admettons-le, le Parlement a fait œuvre qui vaille. Sans vouloir verser dans l’autosatisfaction ni, par contraste, dans la modestie défaitiste…nous disons au peuple haïtien que nous assumons nos fonctions constitutionnelles », clame Youri Latortue, soulignant toutefois que les parlementaires « peuvent et doivent mieux faire ». C’est pourquoi, il projette d’intensifier le travail législatif lors de la 2e session de travail qui débutera dès le 2e lundi du mois de juin prochain. Cependant Youri Latortue admet que ses démarches seront vaines si les parlementaires continuent à pratiquer la politique de la chaise vide ou à esquiver les débats quand ils sont à bout d’arguments. Il les invite en ce sens à éviter « le marronnage parlementaire » et à porter les débats, désormais dans les différentes salles de séances et non dans les médias. Rappelant les nombreux défis auxquels fait face le pays, le président de l’Assemblée nationale appelle à la fois à « la rapidité et à l’efficacité des actions » afin d’éviter un effondrement de la société. Pour ce faire, il appelle les pouvoir de l’État à se responsabiliser et à s’harmoniser « pour faire fonctionner l’État » et sortir le pays du marasme.