Parmi les membres composant le Conseil supérieur de la Police nationale d’Haïti, seule la présence du ministre de l’Intérieur, Max Rodolphe St-Albin, a été remarquée aux côtés du Premier ministre Jack Guy Lafontant lors de son périple au Parlement le jeudi 1er juin 2017. En effet, le Conseil supérieur de la Police nationale que préside le chef du gouvernement était invité à discuter avec les membres de la commission Justice, Sécurité et Défense nationale du Sénat autour de certains points comme « la question de l’Armée, des viols sur mineures en série dans la société, le dossier de Naveso, le bateau sucré, le trafic d’humains dans le pays, la gestion frontalière et autres », indique le président de la commission, Jean Renel Sénatus. Ce jeudi, le Premier ministre foule l’espace du Parlement non pas pour répondre à l’invitation, mais pour solliciter un autre report de la rencontre. L’explication fournie au président de la commission, Jean Renel Sénatus, est plutôt surprenante selon ce dernier:« Malheureusement, le Premier ministre est le seul à venir pour nous dire qu’il semblerait que les autres membres du CSPN n’étaient pas touchés par l’invitation. Moi j’estime qu’il y a un problème de leadership puisque le Premier ministre est le président du CSPN .» Pour arriver à cette date, le président de la commission Justice, sécurité et défense nationale du Senat confie que son invitation au CSPN a dû être reportée à trois reprises soit le 23 mai, le 26 mai et finalement le 1er juin, date que le Premier ministre lui-même avait choisie. Loin de satisfaire le Premier ministre dans sa demande de report, le président de la commission Justice du Sénat, Jean Renel Sénatus, qui émet des doutes quant au « sens de leadership du Premier ministre », annonce avoir déjà écrit au président du Sénat afin d’obtenir une convocation du CSPN pour le 7 juin prochain. Embarrassé, le Premier ministre n’a pas pipé mot sur ce faux pas au Parlement. Coincé par des journalistes, Jack Guy Lafontant a préféré étaler les différentes actions menées par son gouvernement pour répondre à la crise qui secoue le système éducatif avant que des agents de police de la Primature ne viennent en renfort pour l’aider à quitter l’espace du Parlement sans être sujet à des questions sur son leadership au sein du CSPN.