Des activistes haïtiens, honduriens, salvadoriens, nicaraguayens et guatémaltèques ont annoncé mercredi le 7 juin leur unité dans l’effort pour obtenir de l’administration Trump le renouvellement du TPS et pour lutter contre la déportation de leurs ressortissants, soit 580 000 personnes au total, a rapporté le Miami Herald. La semaine prochaine, ces activistes ont rendez-vous avec les chefs de l’État de ces pays de l’Amérique centrale qui participeront à un sommet régional sur la sécurité organisé par les Etats-Unis et le Mexique pour obtenir leur aide afin de dissuader le président américain d’effectuer des déportations massives à l’expiration du TPS.
« Ensemble, nous pensons que nous pouvons atteindre cet objectif », a dit Francisco Portillo, responsable de l’organisation Francisco Morazan Honduran. « Unité, c’est le nom de ce jeu », a renchéri Marlène Bastien, responsable de l’organisation Fanm Ayisyen nan Miami. « Haïti n’est pas prête à recevoir 58 000 refugiés ainsi que 100 000 enfants nés américains », a dit l’activiste, soulignant que ces pays, frappés par des catastrophes naturelles, traînent encore les conséquences économiques et sociales de ces calamités.
« La violence et la délinquance sont de gros problèmes pour nos pays de l’Amérique centrale », a indiqué Francisco Portillo. Les ressortissants du Nicaragua et du Honduras ont obtenu le TPS en 1998, après le passage de l’ouragan destruteur Mitch. Le Salvador, après le séisme de 2001 et Haïti a obtenu le TPS après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.
Roberson Alphonse
Avec Miami Herald
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