En juillet 2016, malgré les conditions difficiles de préparation, la sélection masculine de volley-ball, intraitable à domicile et déterminée, avait surclassé ses homologues des Iles Vierges américaines (3-0), Cayman Island (3-0) et Curaçao (3-0) pour s’adjuger la première place du groupe C à l'issue du premier tour des éliminatoires de la Coupe du monde de volley-ball de la FIVB, zone Cazova, disputé au gymnase de la rue Romain.
Un an plus tard, l’équipe nationale a rendez-vous avec l’histoire puisqu’elle aura à disputer la seconde phase de la compétition à Trinidad-and-Tobago (2 au 11 juillet). En fait, Haïti jouera dans le groupe E, celui du pays hôte, accompagné de Barbade et de Bahamas. Faisant allusion aux adversaires des siens, Yves Larrieux dit : « C’est un groupe très élevé dans lequel on ne compte que des pays ayant pris la première place de leur poule. Cela dit, on s’attend à une compétition de haute voltige. Pour se qualifier, on doit aller au-delà de nos efforts », a-t-il prévenu.
Questionné sur la préparation de l’équipe nationale, le sélectionneur, d’un air déterminé, a apporté les précisions suivantes : « Ils étaient une vingtaine, les athlètes qui avaient commencé la préparation en vue des éliminatoires de la coupe du monde. Par rapport à leur niveau de performance, on a décidé de réduire le groupe à seize. C’est avec ce groupe qu’on travaille présentement. Avant de prendre la route de Trinidad-and-Tobago, on va, une nouvelle fois, réduire le groupe, mais cette fois à seulement 12 athlètes. Il faut dire que l’équipe, motivée et ambitieuse, s’entraîne deux fois par jour, six heures de temps par jour », a précisé Yves Larrieux.
Pour répéter M. Larrieux, l’équipe nationale fera escale chez nos voisins dominicains avant d'atteindre Trinidad-and-Tobago : « La compétition débutera le 4 juillet. Cependant, la délégation haïtienne quittera Port-au-Prince le 27 juin pour la République dominicaine. Là-bas, au Centre Olympique, on va tester la capacité de notre équipe et mettre les dernières touches. Dans notre agenda, on fera plusieurs tests matchs. Ce faisant, on sera en mesure de situer notre équipe par rapport à ses adversaires », a déclaré le sélectionneur national.
Comme toutes les fédérations sportives du pays, celle de volley-ball n’est pas exempte de la crise financière qui gangrène le pays. À ce sujet, Yves Larrieux s’est dit incertain de la venue en Haïti de l’expert André Glaive pour renforcer la sélection sur les plans technique et tactique : « La possibilité est là, mais la FHVB fait face à des difficultés économiques énormes. Préparer et tenir l’athlète dans une condition optimale sur une longue durée, ça coûte très cher. Que je sache, notre vaillante présidente travaille à ce que nous ayons les moyens nécessaires pour jouer la compétition », a-t-il dit en guise de conclusion.
Au nombre des pays qualifiés d’office pour disputer le championnat continental de la Norceca, qualificatif pour la phase finale de la Coupe du monde de la FIVB, Italie-Bulgarie 2018, il faut citer : Canada, USA, Mexique, Cuba, Porto Rico et Costa Rica. Ces derniers seront rejoints par les représentants de la zone CAZOVA (Caribbean Zonal Volley-ball Association), ECVA (Eastern Caribbean Volleyball Association) et AFECAVOL (Association des fédérations centraméricaines de volley-ball). Cinq pays représenteront la NORCECA à la phase finale de ce mondial qui aura lieu du 10 au 28 septembre 2018 avec la participation de 24 pays.
Haïti, 21e de la Norceca sur 41 pays, occupe la 65e place mondiale sur un total de 137 pays. Dans le groupe E, à Trinidad-and-Tobago (2 au 11 juillet), l’équipe nationale masculine jouera la deuxième phase des éliminatoires de la 19e édition de la Coupe du monde de volley-ball de la FIVB, Italie-Bulgarie 2018, face au pays hôte, à Barbade et à Bahamas.
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