Sur l’épineuse question des 500 000 dollars de la FIFA réservés à la réparation de six terrains endommagés lors du passage du cyclone Matthew, Yves Jean-Bart apporte un démenti formel pour couper court aux spéculations faisant croire que cet argent est entre les mains des responsables de sa fédération. À ce sujet, il a précisé : « Pour clore ce chapitre, j’apporte les précisions suivantes. Pour les projets de développement, la FIFA ne donne jamais les fonds aux fédérations. Elle garde son argent à Zurich. Suivant les travaux à effectuer, elle lance des appels d’offres et choisit donc une compagnie pour réaliser les travaux. C’est la FIFA qui signe le contrat avec la compagnie qui gagnera l’appel d’offres. Les règlements de la FIFA sont là, vous pouvez les consulter », a déclaré le président de la Fédération haïtienne de football. Faisant allusion aux 500 000 dollars, il en a profité pour expliquer le mode de paiement : « La FIFA paiera 30 pour cent pour le démarrage des travaux. À la fin des travaux, lorsque la fédération bénéficiaire aura homologué le bordereau, la FIFA paiera à nouveau 60 pour cent. Elle gardera 10 pour cent et paiera, une année après, la balance de 10 pour cent, s’il n’y a aucune malfaçon. En fait, les procédures de la FIFA visent à protéger les fonds donnés pour le développement du football », a-t-il fait savoir. À la question quel rôle jouera la Fédération haïtienne de football dans le dossier des 500 000 dollars, il a repondu : « La fédération qui bénéficie des travaux veille à ce que les plans établis soient scrupuleusement respectés, et aide la compagnie choisie par la FIFA à obtenir, s’il y a lieu, du matériel sortant de l’étranger » S’exprimant sur les accusations et les spéculations, Yves Jean-Bart a clairement précisé: « Je pèse mes mots, quel que soit le projet, la FIFA donne les fonds directement à la compagnie ayant gagné l’appel d’offres, mais pas à la fédération. C’est le règlement de la FIFA. Si la fédération a besoin de chaussures de football ou de maillots ou de réfrigérateurs ou de poteaux de buts, la FIFA paie directement à la compagnie qui offre le meilleur prix. Elle ne fait aucun transfert, ne donne ni chèque ni argent aux fédérations. Toutefois, elle donne de l’argent à la fédération pour payer les employés. Quand un arbitre va faire un match international, les frais sont envoyés directement sur le compte bancaire de l’arbitre. Ce qu’elle avait fait pour le stade Sylvio Cator, la construction du Ranch, et c’est ce qu’elle a fait pour le terrain du parc Levelt » Plus loin, Yves Jean-Bart s’est dit satisfait de la manière dont la FIFA gère ces dossiers : « Même pour un billet d’avion, la FIFA vous envoie le billet, mais pas l’argent. Même cas de figure d'un joueur de football, la FIFA envoie l’argent directement au joueur en question. Je trouve ça très bien, car trop de gens demandent d’avoir leur part ou de faire des spéculations. Avec la FIFA, tout se fait sur la base de règlement et c’est une bonne chose. » Si l’on se fie aux explications du président de la FHF, trois mois après la visite du patron de la FIFA en Haïti, on doit encore attendre pour ce qu'il s'agit du démarrage des travaux sur les différents parcs choisis : « Dans le cas du cyclone Matthew, les autorités de la FIFA doivent envoyer un formulaire à la FHF. D’abord, on doit le remplir pour dire quels travaux on va faire sur les terrains concernés. Puis, elles vont réviser et approuver le formulaire. Ensuite, elles vont lancer un appel d’offres international. Et finalement, la FIFA paie directement à partir des 500 000 dollars suivant un contrat signé entre elle et la compagnie. Dans ce cas, la FHF ne joue que le rôle de témoin et bénéficiaire des travaux. Cela dit, pas une gourde ne sera remise aux clubs ou à la fédération. » En guise de conclusion, le président de la Fédération haïtienne de football (FHF) a tenu à faire les précisions suivantes sur la question du payroll des employés : « Dans le cas de payroll des employés et autres frais de fonctionnement, il faut d’abord un budget avec différents contrats pour chaque personne. À la fin de l’année, la FIFA exige un audit interne et un audit externe. Chaque deux ans, elle envoie une compagnie d’audit international. Il est très possible que la FIFA envoie la semaine prochaine un délégué en Haïti pour le dossier des 500 000 dollars. À ce moment, vous, les journalistes, vous pourrez poser la question à cet expert », a-t-il dit en guise de conclusion.