Les responsables de fédérations, participant aux festivités de ce troisième anniversaire du centre olympique, ne tarissent pas d’éloges. D’énormes progrès, disent-ils, ont été réalisés au profit des athlètes et des fédérations. À ce sujet, la présidente de la Fédération haïtienne de volley-ball (FHVB) a fait les commentaires suivants : « Le centre n’est autre qu’un joyau, une structure tout simplement extraordinaire pour faire le développement du sport dans le pays. Sans vous cacher, le volley-ball a fait un très bon usage de cette infrastructure sportive qui manquait au pays depuis longtemps. » Dans la foulée, d’autres responsables de fédérations, Pierre Emmanuel Bijoux (badminton), Ralph Kernizan (tennis de table), Kénel Léveillé (cyclisme) et Jean Chevalier Sanon (comité paralympique d’Haïti) ont abondé dans le même sens.
La première journée des festivités (jeudi 13 juillet) a été marquée par le festival sociosportif dans lequel les jeunes, qui ont l’habitude de fréquenter le centre, ont performé. Dans la foulée, les équipes de football et de basket-ball du centre olympique se sont mesurées, en match amical, face à leurs homologues du Swat Team et de la Primature. Pour le plus grand plaisir des supporteurs de l'activité.
Nombreux ont été les dirigeants, venant de différentes associations et fédérations sportives du pays, qui ont foulé, le vendredi 14 juillet, l’antre du Centre Sport pour l’Espoir. À côté de l’inauguration de la minibibliothèque sportive infantile (un don de la Fédération haïtienne de boxe et de JC Documentation), le temps fort de cette journée a été une conférence scientifique autour de différentes thématiques liées aux sports. Bermahn Gay mis à part, les autres intervenants ne sont que des responsables de fédérations et d’associations sportives du pays. Pour l’occasion, ils ont posé en priorité les problèmes fondamentaux, disent-ils, qui tracassent le monde sportif en Haïti tout en essayant d’apporter d’éventuelles solutions.
Un vaste programme, riche en activités sportive, sociale et culturelle, avait marqué la journée ramenant le troisième anniversaire du Centre Sport pour l’Espoir le 15 juillet 2017. Pour l’occasion, des jeunes du centre et des quartiers avoisinants ont déclamé des poèmes. Ils ont dansé et interprété des chansons des artistes les plus populaires de la place. Que dire de la prestation du groupe réflexion Troubadour et de Chynaylove ? Cette dernière, amputée d’une jambe, est une athlète du club Fémina (Limonade). Après avoir chanté, Chynaylove, ovationnée par le public, a fait parler ses talents de judoka lors d’une petite exhibition. Les athlètes de la boxe, du tae kwon do, du badminton et autres, ont effectué eux aussi une petite exhibition, de quoi enchanter les cœurs des milliers visiteurs qui avaient pris d’assaut le gymnase du Centre Sport pour l’Espoir.
Le moins que l’on puisse dire, ça été un troisième anniversaire fêté en grande pompe. Cependant, il reste encore beaucoup de choses à faire pour répéter certains responsables de fédérations et d’associations : « L’objectif initial du centre était de fournir des athlètes de haut niveau capables de s’imposer et de gagner des médailles pour le pays aux plus grands jeux internationaux, tels : les jeux olympiques. Trois ans après, que je sache, on est sur la bonne voie. Toujours est-il que la route qui reste à parcourir est très longue pour atteindre un tel objectif. Dans ce contexte, il faut que les fédérations soient traitées à part égale. Ce faisant, il y a beaucoup de chances de voir, dans les prochains jours, des athlètes, issus de ce centre, gagnés d’importantes médailles pour le pays », a fait remarquer Pierre Emmanuel Bijoux.
Les principaux responsables du Centre Sport pour l’Espoir, qui vient de commémorer ses trois ans d’existence (15 juillet) : Bony Georges, directeur (ai), Marylyn Paul, administratrice et assistante administrative, Joëlle M. Laurent, d’un air attentif, ont pris note. Ils ont promis de travailler pour améliorer leurs relations avec les différentes entités sportives du pays. À titre de rappel, le directeur (ai) a fait les précisions suivantes : « Le centre est là où le sport ne s’arrête jamais. »
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