38 concurrents (18 footballeurs, 6 cyclistes, 2 judokas, 2 pongistes, 5 chanteurs hip hop, 2 marionnettistes, 1 photographe, 1 peintre et 1 sculpteur) défendront les couleurs d’Haïti aux 8es Jeux de la Francophonie en Côte d’Ivoire. Si le sport qui aura 28 représentants dans 4 disciplines différentes compte le plus grand nombre de représentants, il reste que l’athlétisme sera le grand absent de l’édition 2017. Plus de chance de voir un suspense qui dure jusqu’au bout dans une épreuve d’athlétisme comme ce fut le cas avec Samyr Lainé en finale du triple saut en 2013 à Nice lors des 7es Jeux. En culture, il n’y aura pas de chanteur à essayer de briguer la succession du médaillé d’or de la chanson à Nice, Jeanjean Roosvelt. « Essayer de mieux faire que Linouse Desravines », est l’objectif avoué de la seule athlète féminine qui représentera Haïti en judo (catégorie -52 kgs), Sabiana Anestor. Souriante, la championne nationale, native de Trou-du-Nord avoue avoir beaucoup travaillé dans cet objectif et croit dur comme fer que c’est possible. Cependant, avoue-t-elle, il faudra attendre le soir du 25 juillet (date de la compétition en judo) pour en avoir la confirmation. Considérée comme la meilleure chance de médaille pour Haïti en sport, Sabiana Anestor sera accompagnée d’un coéquipier de club, Roudly Rosalbert (-73 kgs) et champion national, avec qui elle s’est beaucoup entraînée et en qui elle a une certaine confiance. « Une compétition n’est jamais gagnée d’avance, donc on ne peut pas dire déjà qu’on va prendre la médaille. Cependant, nous allons en Côte d’Ivoire pour défendre l’honneur de notre pays », explique un Roudly Rosalbert beaucoup plus prudent. La ministre des sports, Régine Lamur, n’a pas pu présenter les jeunes footballeurs, puisque ces derniers ont quitté le pays depuis mardi à destination d’Abidjan où ils feront leur entrée en lice dans un groupe D composé de la France, du Canada et de la Guinée Equatoriale le samedi 22 juillet. Invité à présenter la sélection des cyclistes qui représenteront Haïti, l’entraîneur Hamilton, a tenu à préciser que partir le 20 au lieu du 16 juillet tel que prévu dans ses plans pourrait être préjudiciable au résultat d’Haïti. « Le décalage horaire pourrait devenir un concurrent supplémentaire pour les concurrents haïtiens » explique-t-il. Son équipe composée d’athlètes agés de 17 à 21 ans compte : Exilus Evano, Jude Estimable, Lafontant Shawel, Isaac Hérode, Alcéguerre Joseph et Marc Kenley Victor. La pongiste Aura Patricia Marseille (15 ans) sera la plus jeune sportive à représenter Haïti aux 8es jeux de la Francophonie. Elle sera accompagnée du jeune champion Paul Djouley (17 ans) dans cette discipline. « C’est le résultat de l’argent investi par l’État qui avait donné un million de gourdes à la Fédération de tennis de table que nous commençons à récolter. Préparer ces deux jeunes issus de quartiers défavorisés en vue de cette fête culturelle a un coût et, n’était l’aide de l’État, on serait passé à côté de l’éclosion de ces athlètes », reconnaît le président de la Fédération haïtienne de tennis de table, Ralph Kernizan. Les concurrents qui représenteront Haïti dans les domaines de la culture n’ont pas été présentés au cours de ce point de presse donné par la ministre des Sports. En attendant de pouvoir communiquer le calendrier de toutes les disciplines dans lesquelles Haïti sera représentée, le public haïtien a rendez-vous les 22, 24 et 26 avec le football, mais aussi avec le cyclisme le 24 et le judo le 25. A noter que Wesline Louis qui avait remporté une médaille d’or en arbitrant la finale de la compétition de football sera l’unique arbitre haïtien à représenter Haïti aux 8es jeux.