Né le 26 mai 1989, Widler Octavius partage son enfance entre Port-au-Prince et Port-Salut. Enfant timide et réservé, il est élevé par sa mère- une fervente chrétienne qu’il accompagnait toujours à l’église. Dès son plus jeune âge, il a évolué dans le monde évangélique, bercé par toutes ces chansons dédiées au Seigneur. « J’avais entre 7 et 8 ans quand j’ai commencé à assister aux réunions de jeunesse. Tous avaient l’occasion d’exposer leurs talents. Mais, moi, je restais dans l’ombre, en extase. J’écoutais, j’observais, j’admirais toutes ces voix. Car, une fois arrivé chez moi, j’allais exécuter tous ces morceaux », dit-il les yeux pleins de souvenirs.

Tout change le jour où un frère de son église le surprend en train de chanter tandis qu’il se croyait seul à la maison. « Je chantais à tue-tête. Étonné, il me dit : ‘’C’est toi qui chantais ? Fòk ou chante nan jenès la !‘’ Même après cet épisode, je doutais encore de mes capacités. J’ai préféré mettre un terme à ma participation aux réunions de jeunesse », raconte l’artiste dans un éclat de rire. Mais, un bon dimanche, le frère, tenace, le prit au dépourvu. « J’ai dû surmonter ma peur, prendre le micro et chanter en public pour la toute première fois », se rappelle-t-il.