Le sort fait par l’appareil répressif de l’État à Daniel Dorvilus est connu. La victime a passé quatre ans dans les geôles infectes de la prison civile de Port-au-Prince malgré la mention classé sans suite écrite par le substitut du commissaire du gouvernement dans son dossier, en rapport d’un vol présumé d’une brouette. La bastonnade au commissariat de Delmas 33 pour ce qui serait un larcin, bien que grave, est presque anecdotique comparée à ses quatre ans d’enfer.

Cependant, malgré l’exposition de ce cas emblématique dans la presse, il y a silence, presque une volonté d’éclipser tout ça, de passer à autre chose, comme s’il y avait prescription alors que tant d’interrogations persistent. En ce qui concerne le cas de Daniel Dorvilus et de bien d’autres. Potentiellement.