Le président Jovenel Moïse identifie la corruption comme le principal problème du pays. Dire que la corruption est le principal problème du pays n’est pas une découverte. C’est même un lieu commun. Ce qui est peut-être nouveau, c’est l’engagement du président Moïse de combattre ce mal récurrent sur tous les fronts. A la tribune des Nations unies, le chef de l’Etat haïtien a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille. Faut-il prendre le président au mot ? Comment va-t-on mesurer s’il tient promesse ?
Si le successeur de Michel Martelly s’engage, à la face du monde, à mener une lutte sans merci contre la corruption, c'est dire qu’il a les moyens de sa politique. Si Jovenel Moïse entend respecter cette nouvelle promesse, on veut croire, pour une fois, que la justice haïtienne aura le traitement digne d’un pouvoir constitué de l’Etat comme c’est le cas pour l’exécutif et le législatif. Peut-on combattre la corruption avec un pouvoir judiciaire en lambeaux ? Cela est possible seulement si notre président va réinventer la roue. On a souvent dit qu’avec la volonté tout est possible, mais dans ce domaine précis, cela n’est pas nécessairement vrai. La lutte contre ce fléau suppose aussi des ressources humaines et matérielles. Le président Jovenel Moïse le sait sans nul doute mieux que quiconque.





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