Le Parlement est attendu au tournant. La convocation à l'extraordinaire du chef de l'État ayant désormais pris effet, les parlementaires, de tout bord, sont appelés à se prononcer notamment sur l'accord régissant la MINUJUSTH, la nouvelle mission onusienne remplaçant la MINUSTAH dont le bilan et l'actif horripilent certains élus au Bicentenaire. Youri Latortue n'y est pas allé avec le dos de la cuillère. «S'il est évident que l'accord portant statut de la MINUJUSTH doit être vu et ratifié, il est également évident que cela ne peut se faire sans soulever des questions de la plus haute importance pour la nation et que le Parlement ne peut passer sous silence.»
Le président du Sénat, croit justement que les «exactions contre la population haïtienne [commises par la MINUSTAH], incluant le viol, la pédophilie, l'importation du choléra et autres doivent être dénoncés et réparés». « Face à la légèreté avec laquelle de graves traumatismes et autres sévices ont été perpétués sans réparation contre la population, il est impossible pour le Parlement d'engager le pays sans de prime abord avoir obtenu des garanties pour le peuple haïtien et une plus grande transparence sur les coûts liés aux missions censées apporter un mieux-être à Haïti», a-t-il poursuivi, ferme, dans un discours d'une dizaine de minutes.






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