Le Nouvelliste (L.N). : Vous citiez, professeur, un récent rapport de l’Unesco : « (…) Après un bon enseignant, le fait de disposer de manuels scolaires bien conçus et en quantité suffisante constitue le meilleur moyen d’améliorer l’apprentissage des élèves. » Or, c’est ce qui fait défaut chez nous. Aucune lueur d’espoir à l’horizon ?
Hérard Jadotte (H.J.) : La production de livres se trouve dans une situation très différente de celle de la diffusion. On peut pour la production parler d’une période de floraison sans précédent. Pour toutes les catégories confondues, il est publié approximativement 500 ouvrages chaque année. Selon la définition adoptée par l’Unesco, un livre est une « publication non périodique imprimée comptant au moins 49 pages, pages de couverture non comprises, éditée dans le pays et offerte au public ». Le nombre d’ouvrages publiés par année a augmenté de manière exponentielle depuis 1986. La production s’est énormément diversifiée avec des ouvrages dans toutes les catégories : de la bande dessinée aux livres d’art en passant par les romans d’amour de type Harlequin aux livres universitaires de sciences sociales et humaines (SHS), de droit et de gestion ainsi qu’aux sciences, techniques et médecine (STM).






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