Lundi 1er janvier. Il est presque huit heures. Il fait frisquet. Des femmes, des hommes, tirés à quatre épingles, en couple ou en solo, tout de blanc vêtus, défilent dans le cadre enchanteur de l'escale Pont-Gaudin, à l'entrée nord des Gonaïves, une ville pas trop bien lotie en termes d'activités nocturnes et mondaines. On dirait même que c'est une ville pauvre, fade, moche, qui n'a presque rien à offrir aux jeunes ou tout au moins à une certaine frange de la jeunesse, que ce soit en été ou pendant les fêtes de fin d'année. L'offre, en creux, n'est pas toujours à la hauteur des attentes, des aspirations. Il faut autre chose. Ce à quoi s'est attelé le staff de Mon jour pour le premier jour de l'an: offrir mieux...
Justement, l'année 2018 ne saurait mieux commencer pour ceux qui se sont rendus à l'escale Pont-Gaudin, du moins pour ce petit public relativement sélect – mais mosaïque – qui a fait choix de dîner, danser et festoyer. C'était le pari de Mon jour – une entreprise d'organisation d'événements créée sur la base d'un travail de sortie de Nephtalie Pierre à l'Université Notre-Dame des Gonaïves – qui, depuis trois ans, s'ingénie à introduire dans l'esprit des Gonaïviens de nouvelles habitudes, de nouveaux plaisirs, de nouveaux moments de bonheur, à la fois plus sains et plus classe. « On veut justement montrer une autre facette des Gonaïves. Montrer qu'on peut offrir autre chose que les "ti sourit"», explique Farah Augustin, responsable des relations publiques à Mon jour.





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