Après une session extraordinaire rachitique au cours de laquelle les élus ne sont parvenus à plancher sur aucun point contenu dans le menu de la convocation à l'extraordinaire faite par le président de la République, ils sont maintenant attendus le lundi 8 janvier prochain à la «fermeture de cette session extraordinaire et l'ouverture de la première session ordinaire» de l'année législative. La note d'invitation, signée par les présidents des deux chambres du Parlement, ne pouvait être plus explicative.
Au cours de cette séance, le président de la République, Jovenel Moïse, devrait dans un discours parler de l'État-nation et le Premier ministre, Jack Guy Lafontant, du bilan de l'action gouvernementale. Pour le premier, ce sera son deuxième test au Bicentenaire après avoir réussi facilement le premier lors de sa prestation de serment, quoique certains parlementaires de l'opposition, de mouvance Lavalas, avaient boudé la séance, arguant que le dossier de blanchiment des avoirs qui planait au-dessus du président élu devrait être préalablement vidé. Pour le second, dont le bilan horripilerait certains parlementaires, on ne compte pas le nombre de fois qu'il a dû y débarquer pour répondre aux questions des élus sur des questions spécifiques.






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