12 janvier 2010. Une date qui donne le grand frisson. Une vision d’apocalypse en Haïti. Le poète et musicien Claude Carré, dans son recueil titré « Vents d’Azur », fait revivre la dure journée qui aura marqué l’âme de tous ceux et toutes celles qui l’ont vécue dans leur chair. L’un des poèmes de son premier recueil sorti aux éditions Perle des Antilles, « Cimetière vivant », témoigne cette écorchure vive avec des mots qui font gicler le sang et l’effroi de ces yeux immensément ouverts sur le chaos de cette terre qui a broyé des vies. 12 janvier 2010 à 16 heures 53 minutes et 10 secondes, le monde a basculé pour Haïti. Des milliers de vies se retrouvent dans l’envers du décor. Des secousses enregistrées à l’échelle de Richter trouveront leur foyer dans le cœur du poète.

Dans ce poème, l’aire urbaine n’est que fêlures, brisures, épais nuages de poussières, dégâts considérables qui dépassent l’entendement humain. Dans les jours qui suivront, des bilans s’affichent sur Intenet. Des stations de radio, des chaînes de télévision relaient ces chiffres qui effraient. On parle de plus de 300 000 morts !