Les survivants du 12 janvier 2010 ont en grande majorité cru que cette date charnière de notre histoire récente de peuple allait marquer un nouveau démarrage, un nouveau départ. L’occasion était tout indiquée. Les rêves étaient grands, multiples. Tous les termes étaient utilisés pour parler de la renaissance tant souhaitée d’Haïti : relance économique, reconstruction du pays, refondation, recapitalisation, etc. Mais, à mesure que le temps passe, la réalité post-séisme a tendance à s’éterniser. On perd peu à peu espoir. Le grand rêve s’est vite volatilisé au fil des jours et des années ayant suivi la catastrophe. Et 8 ans plus tard, la grande reconstruction tant attendue est toujours dans les limbes.
On a beau espérer que le meilleur relèvement serait une nouvelle structuration du mental haïtien. Mais encore et encore rien ne se produit. La construction de bâtiments, la refondation territoriale, la refondation économique, dans le domaine de l’environnement, le séisme et ses enseignements n’ont appris grand-chose à la génération qui a tant vécu de ce cataclysme. Huit ans après, les mauvaises habitudes ont toujours la vie dure.




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