Le développement des collectivités locales demeurera un rêve inaccessible tant que la république de Port-au-Prince accapare l’essentiel des perceptions. Une récente étude de la Banque mondiale montre clairement que la concentration des activités économiques dans la région métropolitaine explique la part importante des recettes perçues dans la capitale. Les données recueillies auprès de la direction du Trésor confirment le rôle dominant de Port-au-Prince et de sa périphérie en tant que nerf économique du pays : 98% des taxes perçues par la DGI au niveau communal provient de la région métropolitaine.
« La commune de Delmas caracole en tête du classement des communes en termes de recettes générées par la patente et le CFPB avec 37%, suivie par Pétion-Ville et Port-au-Prince avec respectivement 21 et 20 % », selon les données fournies par le rapport titré « Les villes haïtiennes : des actions pour aujourd’hui avec un regard sur demain » publié fin janvier 2018. En dehors de la zone métropolitaine, en raison de la croissance économique anémique et dans un secteur privé local limité, le montant d’impôts générés par la patente reste faible. D’autres impôts locaux perçus par la DGI au niveau communal ne représentent que 4 % des recettes fiscales totales.



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