L’accusation portée par le professeur Emile Pierre et sa famille (résidant à Pétion-Ville) contre un policier de la 22e promotion de la Police nationale d’Haïti accusé de l’assassinat de Covansky Schwartz Émile, le cadet de la famille âgé de 22 ans, ainsi qu’une autre personne et deux blessés est assez lourde. Au cours d’une visite au journal Le Nouvelliste le mardi 27 mars 2018, en compagnie de son épouse Melidia Oreste, Pierre Émille, muni de documents du commissariat de Pétion-Ville, du tribunal de paix de Pétion-Ville, de l’Inspection générale de la Police nationale d’Haïti et de l’acte de décès a confié que son fils a été abattu froidement le vendredi 3 févier 2017 devant sa résidence à l’angle des rues Geffrard et Lambert, à Pétion-Ville. Vêtu d’un maillot de couleur grise et d’un pantalon bleu, Covansky Schwartz Émile, selon les plaintes déposées, par sa famille, a été atteint de deux projectiles de calibre 9 mm : un au cou et l’autre au thorax.

« Ma femme et moi étions à la maison quand nous entendions des tirs nourris. Au même instant, un résident du quartier frappait chez nous pour nous alerter de l’assassinat de notre fils. Sur le vif, nous sommes sortis pour voir de nos propres yeux. Arrivés sur les lieux, nous avions remarqué deux cadavres. L’un était notre garçon et un autre jeune homme. Étant sur les lieux du crime, nous avions vu deux autres jeunes garçons. Il s’agissait de Sylvain et «Black Power», ainsi connu qui demandaient de l’aide pour se rendre à l’hôpital car «Black Power avait reçu une balle dans la tête, qui était sorti sous l’œil. Après constat du juge de paix Me Marie Legerme, nous étions au commissariat de Pétion-Ville pour les suites légales. J’ai été informé que le nommé Sylvain et l’autre personne qui fut tuée au même moment que mon fils étaient recherchés par la police», a témoigné Pierre Emile, soulignant que Covansky Schwartz Émile avait été froidement abattu par le fait qu’il reconnaissait le policier ayant commis l’action vu que ce dernier fréquentait régulièrement le quartier. Voulant se tirer d’affaire, le policier a voulu faire croire que c’est un présumé bandit qui a commis le forfait. Après les interrogations des hauts gradés de l’institution, le policier impliqué dans l’assassinat a été mis en isolement pendant 26 jours et fut libéré par la suite.