Le président du Sénat, Joseph Lambert, a tancé les autorités au plus haut niveau de l’État au sujet de leur indifférence après la disparition du photojournaliste Vladjimir Lagagneur. Ces dirigeants ne disent pas un mot, comme quoi le photojournaliste était une poule ou une chèvre qui est morte, s’est indigné Joseph Lambert. Le silence du président Jovenel Moïse sur la disparition de Vladjimir Lagagneur mais prompt à présenter ses condoléances lorsqu'un drame survient presque à l’autre bout du monde, « n’est pas une prise de position », a estimé le président du Sénat, Joseph Lambert.

« Je ne dirai pas que c’est une prise de position. Je dirai de préférence que le président, peut-être, n’a pas encore compris ou que ses conseillers n’ont pas véritablement dit ce qui s’est passé », a-t-il poursuivi, déplorant que les conseillers du chef de l’Etat, confiné entre les quatre murs du palais, ne l’aient pas orienté pour donner toute son importance à ce dossier. Au palais, a déploré Joseph Lambert, il y a des gens qui disent au président des choses pour lui plaire au lieu de l'informer de l’essentiel. Il dit attendre du CSPN un rapport sur les avancées de l'enquête.