Il y a 25 ans, je publiais mon premier texte dans les pages de Le Nouvelliste. Je me souviens comme si c’était hier. Le titre du texte : « Une aventure suicidaire » a paru en première page du journal. Ce papier parlait de l’embargo que la communauté internationale avait mis sur Haïti. L’angle que j’avais priorisé, c’était l’embargo intérieur. Pour que la communauté internationale lève cette sanction, les secteurs industriel et commercial avaient choisi de chômer pendant une semaine pour protester. J’avais jugé que les capitaines de ces secteurs, à la remorque de l’Occident, se comportaient comme des moutons de Panurge, autrement dit, comme des suiveurs. C’était, en fait, l’essence de l’article.
Je dois souligner que ce texte, je l’avais écrit juste pour moi-même, sur le site de la Maison Rodolphe Russo où je travaillais. Je l’avais rédigé pour me faire un peu la main dans l’écriture. Quand j’ai montré ces pages à mon grand frère, François Sérant, un grand contributeur d’articles au journal, il m’a dit : « Pourquoi ne publies-tu pas ce papier dans Le Nouvelliste ? » Si tu l’estimes publiable, avais-je dis, je dois le peaufiner. C’est François qui avait apporté ce texte au doyen de la rue du Centre, 95 ans, déjà très avancé en âge.






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