Le président Jovenel Moïse s’est réjoui d’avoir obtenu un financement de près de 160 millions de dollars du système financier haïtien pour faire l’acquisition d’équipements répartis à travers le pays. Ils ont fait un « montage financier innovant », a poursuivi le chef de l’État sans donner plus de détails sur les conditionnalités du financement, le taux d’intérêt. Le chef de l’État, Jovenel Moïse, intervenant lors du déjeuner-débat de l’ULCC sur le partenariat public/privé pour lutter efficacement contre la corruption, n’a pas précisé s’il s’agit d’un autre montant de 160 millions ou d’un ajout sur les 123 millions du financement pour acheter des équipements lourds. Il a cité cet exemple pour montrer l’importance de la confiance entre le secteur privé et le secteur public et prendre le contrepied de ceux qui disent que le pays a un problème de financement. « Nous n’avons pas un problème de financement dans ce pays », a soutenu le président Jovenel Moïse.

« On a fait l'acquisition d’équipements lourds mais il y a des équipements plus légers, notamment liés à l’agriculture, dont des tracteurs qui permettent de boaster la production agricole. Normalement, dans ses calculs, il a certainement intégré l’ensemble des équipements », a expliqué au journal le ministre de l’Économie et des Finances, Jude Alix Patrick Salomon. « Ce qu’il faut bien comprendre c’est que même si c’est le fournisseur qui vous donne un crédit, il doit s’adosser à sa banque. Quelque part c’est le système financier qui supporte. Que ce soit un crédit fournisseur ou un crédit directement donné par des banques », a poursuivi le ministre des Finances. Interrogé sur les conditions de ces financements, Jude Alix Patrick Salomon a indiqué « qu’en général, l’ensemble des conditions sont conditionnées par notre condition à nous aussi. Dans la mesure où l’on ne peut pas contracter des prêts usuraires ».