La République populaire de Chine (Taïwan) accorde un prêt d’environ 150 millions de dollars américains à Haïti. Le prêt devra être disponible prochainement. L’argent sera investi dans le secteur de l’énergie, « l’un des facteurs de production privilégiés », a confié au journal le ministre de l’Économie et des Finances, Jude Alix Patrick Salomon, vendredi le 27 avril 2018. Avec ces ressources, entre autres, l’État projette de construire des microréseaux pour les espaces un peu isolés et limités en nombre de consommateurs. Ce sont des systèmes interconnectés dans la zone urbaine et périurbaine. Par exemple, la zone urbaine couvrant Arcahaie et Péligre et Léogâne. Les surplus d’un point du réseau peuvent être transportés à un autre point. C’est l’avantage. L’idée consiste aussi à intéresser des producteurs, des industriels ayant un excédent de production d’énergie à se connecter au réseau et devenir des vendeurs, notamment pendant les périodes creuses où leurs groupes électrogènes fonctionnent et ne consomment que 15 ou 20 % de l’énergie produite alors qu’ils paient pour le carburant, a expliqué le ministre de l’Économie et des Finances, Jude Alix Patrick Salomon.

« Il est important que l’État s’investisse dans l’interconnexion du réseau, dans les coûts sociaux ou les coûts communs et laisse à ceux qui seront les heureux élus des appels à manifestations d’intérêts de gérer à la fois la production, la facturation et le recouvrement », a poursuivi le ministre de l’Économie et des Finances, qui insiste sur le fait que les entités « n’auront pas à construire les réseaux ».L’État envisage aussi la construction de centrales électriques, a indiqué le MEF qui met en avant les travaux de réhabilitation de centrales hydroélectriques. Jude Alix Patrick Salomon a plus loin indiqué que la matrice énergique priorise les énergies renouvelables. « Nous allons de plus en plus vers une énergie prépayée », a insisté le grand argentier de la République, conscient que les subventions publiques à l’EDH constituent l’une si ce n’est pas la plus première source de déficits publics depuis quelque temps. Le choix des microréseaux connectés est priviliégé parce que la construction d’un système intégré avec un réseau connectant le pays de bout en bout, très cher, coûterait entre 1.2 et 1,6 milliard de dollars américains, a fait savoir Jude Alix Patrick Salomon.