En début de semaine, lors de l’Assemblée nationale clôturant la première session de l’année législative, le président du Sénat, Joseph Lambert, a tiré à boulets rouges sur la corruption endémique qui gangrène nos administrations. Lambert a invité l’Etat haïtien à dépenser dans la transparence les deniers publics. Sans langue de bois, le parlementaire avait aussi dénoncé la classe des affaires qui, dit-il, traque des profits exorbitants et s’adonne impunément à la contrebande et à la fraude fiscale. Le discours de Joseph Lambert passe inaperçu dans l’opinion publique. Pourquoi ?
Au cours de la même semaine, soit mercredi, c’est un membre du secteur privé, Daniel Gérard Rouzier, qui a dénoncé la corruption qui prive l’Etat des ressources pour investir dans les services de base. Il a même publiquement exhorté ses pairs du secteur privé à s’engager sans équivoque à « rendre à César ce qui est à César » en s’acquittant honnêtement et totalement de leurs redevances fiscales. Qui parmi les concernés suivra les conseils de Daniel Rouzier ? Attendons voir.





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