Le sujet relatif à la lutte contre la corruption et la contrebande refait surface cette semaine comme si les faits manquaient depuis quelque temps. Dieu seul sait à quel point le cancer de la corruption gangrène le pays. Point n’est besoin d’un rapport de Transparency International pour connaître le niveau de la corruption en Haïti. Dans la rue, dans les institutions publiques, même à travers les prises de parole en public de certains fonctionnaires ou élus locaux, la corruption pue.

Et là, on n'est pas en train de parler de la petite corruption des policiers qui prennent des dessous de table à un conducteur fautif, ni des petits racketteurs faisant continuellement le pied de grue devant les institutions publiques à la recherche de clients à surfacturer, mais de tout acte qui empêche les fonds publics de remplir la mission pour lesquels ils ont été débloqués. Ainsi, les bandits de grand chemin comme ceux en col blanc sont tous concernés. Ceci n’est pas un manuel destiné aux malfrats, aux filous notoires. On se garde d'énumérer les différentes manières de corrompre ou d’être corrompu. Ou encore comment la contrebande mine les fondements même de notre nation.