« C’est l’histoire de son dernier exil qu’il raconte dans L’effort dans le mal. Dans cet opuscule, le lecteur lira non sans un pincement de cœur les tribulations qui ont endeuillé les derniers jours d’un grand homme incompris et maltraité par un pouvoir ombrageux. Ce texte, le plus court qu’il ait produit, est son dernier. Son testament politique. Il meurt la même année », lit-on dans les notes biographiques. En effet, dédiés à l’époque au Sénat de la République ainsi qu’à la Chambre des communes, ces écrits de « l’ancêtre de la Négritude » éloigné de son alma mater sont drapés d’impuissance et de tristesse.
L’effort dans le mal témoigne de la suspicion du général Antoine Simon, président de la République, craignant le retour d’Anténor Firmin au pays à l’approche des élections. Alors que « l’envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire » souffrant de dyspepsie catarrhale ne voulait que bénéficier du climat chaud d’Haïti pour se remettre de sa maladie. « Je ne tardai pas à m’en apercevoir et je me convainquis bientôt de la nécessité d’étudier plus soucieusement mes attitudes de diplomate avec le gouvernement que je représentais qu’avec celui auprès duquel j’étais accrédité, afin de ne donner aucun prétexte à des suspicions ridicules, susceptibles toutefois de nuire à mes amis en Haïti, malgré leur conduite irréprochable… », relate Anténor Firmin.






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