« J’ai été élevé dans une famille démesurément passionnée de sport. Les neuf enfants de mes parents ont tous développé un goût prononcé pour le foot. Au fil des années, la volonté de faire carrière comme journaliste sportif a pris le pas sur cette passion et voilà où j’en suis aujourd’hui », raconte avec une joie à peine voilée Jean Pierre Etienne, qui nous a rejoints dans nos locaux afin qu’on puisse lui tirer les vers du nez sur ses quinze années dans les médias. Entre son bulletin sportif matinal du journal « Alawonnbadè » sur la Radio Ibo, son statut d’officier de crédit à la Unicarte et son émission à Télévision Pacific, trouver une heure creuse durant la semaine pour notre entrevue n’a pas été aisé pour le chroniqueur sportif.

Jean Pierre Etienne est doté d’une grande facilité langagière qui, selon lui, n’est guère le fruit du hasard. Il a pris un plaisir fou à nous décrire ses exercices de simulation avec le magnétophone de sa mère (choriste à l’église) quand il se mettait dans la peau d’un chroniqueur sportif étant gamin. « A partir de ces exercices que je faisais pour le fun à cette époque, je brûlais déjà d’envie de faire du journalisme sportif », confie celui qui s’est consacré à écrire au mieux son histoire en collectionnant les magazines sportives France football, en écoutant de manière récurrente les dires de Patrice Dumont, de Yves Dadou Jean Bart et du regretté journaliste français Thierry Gilardi.