Mardi soir 12 juin, 7 h 32 p.m. On passe la barrière des nouveaux locaux de la Galerie Monnin. On a l’impression de pénétrer une demeure privée. Et cette première impression est la bonne. « C’est la maison de mes grands-parents. J’ai grandi dans cette propriété », nous confirme, Gael Monnin, gérante de cette galerie qui a été fondée en 1956. En quête d’un endroit où abriter la galerie grandement menacée par le marché qui telle une pieuvre continue à étendre ses tentacules, la jeune femme raconte que sa famille n’a cessé de battre en retrait. Après s’être dirigée vers la rue Lamarre, elle s’est purement et simplement réfugiée dans les hauteurs de la ville.
Le travail pour changer cette maison familiale en véritable caverne d'Ali Baba a dû être considérable. Salle d’attente, balcons et même les toilettes... tout a été transformé. Au premier niveau, certains murs semblent même crouler sous le poids des tableaux. Mais la symétrie recherchée par le curateur n’en est pas moins évidente. Toujours au rez-de-chaussée, il y a cette pièce à l'allure de boudoir où un triptyque formant le portrait d’un homme retient notre attention. Un peu plus loin, une autre petite chambre au caractère intime avec lumière tamisée et habillée de pièces liées au vaudou est tout aussi remarquable. Et, bien sûr, on ne saurait oublier le coin selfie où, devant ce tourbillon de chiffres signé Pascale Monnin, divers visiteurs ont posé.





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