‘’Ou kwè l ka kase yon ze?’’, c’est la première idée qui nous est venue à l’esprit quand nous avons côtoyé Légupeterson pour la toute première fois. En effet, timide comme une biche, le rédacteur de la section sportive du journal Le Nouvelliste défie rarement quelqu’un du regard. Avec sa voix à peine audible, on se demande souvent s’il a l’habitude de hausser le ton contre quiconque. Et pourtant ! Le Petoo local charrie derrière lui une kyrielle d’anecdotes que seuls ses collaborateurs à Magik9 connaissent. Ne me demandez pas quoi, c’est classé top secret ! Malgré sa discrétion, le modeste Légu reste avant toute chose un homme de micro, n’hésitant pas à poser les questions qu’il faut. « Dans l’exercice de ma profession, je n’ai peur de personne », se félicite M. Alexandre, avec une once de fermeté dans la voix.

Entre Légupeterson Alexandre et Magik9, c’est une folle histoire d’amour. Le genre d’amour dont on ne peut inévitablement se passer, celui qui vous anime depuis 20 ans. Au temps où le présentateur d’Apéritif sportif n’avait que son télescripteur. « À l’époque, il n’y avait pas tous ces matériels à la haute pointe de la technologie. Et le salaire, je ne veux même pas en parler. Au fil des ans, j’ai reçu des offres alléchantes, cependant je suis resté très attaché à Magik9 », explique-t-il en souriant. Pas à pas, misant sur son talent, le fils de Marchand-Dessalines s’impose malgré son collaborateur qui lui mettait incessamment les bâtons dans les roues. « J’ai passé environ deux mois à réaliser des reportages, mais Éric St-Fleur ne les a jamais diffusés, sous prétexte que ‘’je chantais’’. De plus, coprésentateur de l’émission Magik sport, il ne m’a jamais donné le micro. Notre collaboration se résumait aux salutations d’usage au début de l’émission », se rappelle-t-il tranquillement.