Ce mercredi matin, Ricardo Constant arrive pile poil à l’heure. Simple comme bonjour, rien n’indique que cet homme grand à la peau claire peut d’un seul coup de flash façonner le réel. Sinon, des dreads locks mi- longs colorés en jaune -détachés sur un visage allongé-, une chemise ample rose, un pantalon et des bottes marron. Calmement, le photographe de bientôt 31 ans nous conte son histoire.

« J’ai toujours été un mordu de la photographie. Mon père tout comme mon parrain ne se détachaient jamais de leur caméra. J’ai donc grandi dans cet univers », explique t-il, ayant jeté son dévolu sur la photographie grâce au réalisateur Stanley Kubrick. « Je regardais l'un des films qu’il avait réalisés. Chaque plan représentait une photo. J’ai donc compris que cette technique pouvait m’aider à progresser », se souvient l’ancien du Collège Dominique Savio qui, depuis lors, est tombé fou amoureux de son nouveau dada.