« Ma passion pour la photographie est ma principale source de motivation », lance tout de go Jameson Thermitus qui a eu ses premiers contacts avec la photographie sur les bancs de l’école. Élève, ses camarades faisaient souvent appel à lui pour leurs prises de photo, alors qu’il n’avait aucune compétence dans le milieu. Comme par hasard, le jour de la fête des philosophes, l’un des dirigeants de son école lui demande d’enfiler son costume de photographe à l’occasion. « Il m’a donné une caméra pour photographier le déroulement de la fête », se rappelle l’ancien élève du Centre d’Études Lumière dont le frère vidéographe lui a appris à se servir d’une caméra professionnelle.

Quelques années après, le technicien en réseau informatique s’inscrit à un séminaire basique dirigé par le photographe Hugue-Robert Marsan. Ce dernier le prend sous son aile et devient alors son mentor. « C’est le premier photographe professionnel que j’ai côtoyé. Il m’a beaucoup poussé et a pris le temps de répondre à toutes mes questions. De là, je lui envoyais mes photos afin de savoir ce qu’il en pense », poursuit M. Thermitus faisant remarquer qu’il est important pour tout jeune photographe de bénéficier des remarques d’un aîné. « Cela aide à avancer beaucoup plus rapidement », souligne-t-il. Entre séminaire, lecture et tutoriels, le natif de Carrefour se perfectionne dans les portraits, l’éclairage, les retouches. « Tout demeure avant tout dans l’observation. Gade foto w fè, gade travay lòt moun epi w ap evolye ».