Entre 1970 et 2017, les envois de fonds captés par la République dominicaine sont passés de 25,1 millions de dollars américains (1,6% du PIB) à plus de 5 milliards de dollars américains (7,8% du PIB) en 2016. Selon l’enquête ENI-2017, les quatre principaux pays générateurs d'envois de fonds vers la République dominicaine, par ordre d’importance, sont : les États-Unis (d’où provenaient 74% du total des envois de fonds en 2017) ; l'Espagne ( d’où le poids dans les transferts est passé de 12% à 13,2% au cours de la période 2010-2017) ; l'Italie (qui représentait 3,2% du total des envois de fonds en 2010 mais qui a chuté à 1,4% en 2017) ; et enfin, Haïti (qui a également vu son poids relatif diminuer, passant de 1,9% en 2010 à 1,4% en 2017).

À en croire l’ENI-2017, ce qui fait la spécificité d'Haïti est que ces envois de fonds sont dirigés vers la communauté des immigrants haïtiens résidant dans le pays au contraire des trois autres pays susmentionnés où c’est la diaspora dominicaine qui transfère des fonds à ses proches restés au pays. En général, poursuit l’enquête, le potentiel de transfert de fonds reçu par les immigrés en République dominicaine est faible, à peine 17,1% d’entre eux reçoivent des envois de fonds de l'étranger contre 14,3% des immigrants nés en Haïti.