L’une des premières annonces du chef de l’État, Jovenel Moïse, après sa prise de fonction, a été la délivrance du passeport en cinq jours. Des centres de livraison de documents ont été inaugurés en grande pompe à travers le pays. Comme dans nos habitudes, les mesures pour faire fonctionner ces centres n’ont pas été toujours prises. Certains ont déjà connu des grèves pour des raisons diverses, notamment non-paiement du personnel. A cela, il faut ajouter le retard comme d’habitude dans la commande des livrets qui pénalise les citoyens. La promesse de délivrance du passeport dans cinq jours est devenue un vœu pieux. Un article publié dans le journal cette semaine a décrit le désarroi des demandeurs de passeport. Certains ne savent même pas quand ils pourront l'avoir après des mois d’attente. Le problème est pire pour la carte d’identification nationale. Retirer ce précieux document à l’Office national d’identification (ONI) est un vrai chemin de croix. Certains ne se rappellent même pas depuis quand leur demande a été produite.
Pourquoi le Service de l’immigration ne peut-il pas tenir la promesse du président Jovenel Moïse de délivrer le passeport en cinq jours? Le président avait-il consulté des experts ou les responsables de l’institution avant de faire sa promesse ? Des mesures ont-elles été prises pour neutraliser les réseaux de racketteurs ? Nous ne sommes ni le seul ni le premier pays au monde à livrer des documents d’identité à ses citoyens. Nous ne sommes pas non plus le pays le plus peuplé au monde. Qu’est-ce qui nous empêche de suivre les recettes que d’autres pays ont suivies pour résoudre ce problème ?





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