Coupe garçonne, débordante d’énergie, chef Annie Azor, au cours de notre entretien dans le restaurant Totto où elle travaille, nous rappelle bien ces enseignants au secondaire qui maîtrisent parfaitement leur matière. Avec aisance, elle nous a éclairé sur son métier et sur certains termes qui ne sont pas toujours compréhensibles aux non-initiés. Ce ne serait pas autrement pour celle qui est sortie lauréate de sa promotion.

Pourtant, quand elle regarde dans le rétroviseur de sa vie, rien ne semblait la prédestiner à ce métier de chef qu’elle prend dorénavant à bras le corps. « Je n’étais pas particulièrement attirée par la cuisine quand j’étais plus jeune. Je ne me faisais à manger que quand je n’avais vraiment pas d’autre choix », raconte Annie. Il a fallu qu’une amie lui demande des renseignements sur les conditions d’admission à L’École des Chefs (fondée par sa propre grand-mère Misol Chevalier) pour qu’elle se décide à tenter sa chance sur cette voie. « Même en rejoignant l’école, confie la jeune femme, la passion n’est pas arrivée d’emblée. J’y allais juste pour occuper un peu mon temps. » Puisque l’appétit vient en mangeant, recette après recette, elle y prend goût au point que c’en est devenu une véritable passion. Pour Annie, exercer ce métier, c’est comme relever des défis chaque jour.