« Mon kidnapping a certes été une très mauvaise expérience, mais cela m’a aidée à grandir mentalement, raconte Oxdelle Joseph. Je n’ai jamais pu voir le visage du chef de mes ravisseurs, mais j’avais eu la chance de parler aux cinq jeunes de 16, 17 ans et plus qui nous surveillaient. Ils m’avaient fait comprendre que lorsqu’ils participaient aux enlèvements commandités par le patron, ils mangeaient, payaient leur écolage et aidaient leur famille avec l’argent qu’ils gagnaient. »

Pendant sa conversation avec ces jeunes, Oxdelle leur avait promis d’aider à éduquer les enfants du même âge qu’eux après ses études. Après sa libération, elle partit pour les États-Unis où elle obtint son diplôme. Actuellement, Oxdelle, 27 ans, est manager en ressources humaines d’une compagnie de sécurité à Boston. Mais son chouchou est The Blossoms, une fondation qu’elle a mise sur pied pour tenir sa promesse d’il y a plus de dix ans. De cette fondation est né le projet « Feed 50 »