Comme l’a dit le rédacteur en chef du Nouvelliste à la conférence de presse du 7 novembre 2018, chaque recoin d’Haïti a son type d’artisanat. En ce qui concerne le fer découpé, on sait que la Croix-des-Bouquets en est le haut lieu grâce au Village de Nouailles où cette pratique se transmet de père en fils depuis plusieurs générations. Charles Eneld, natif de cette zone, n’est pas celui qui a dérogé à la règle. Depuis 2013, il travaille le fer sous la houlette d’un aîné prénommé Joseph dont il dit tributaire de tant de choses. « En plus de m’apprendre les rouages du métier, il me demandait de l’accompagner aux foires », confie-t-il. Le destin entraînera son maître hors de nos frontières. Le disciple du coup se voit obligé de continuer en solo.
Pour effectuer ses pièces, il fait fondre tout ce qu’il peut trouver comme métal : bwat pat tomat, bwat pomad, mamit lèt, bout fè, tòl. Charles Eneld est un véritable apôtre du recyclage en Haïti.






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