Il est un fait au Parlement: ceux qui y entrent, "viennent pour téter et non pour compter les petites bêtes”, voire pour chercher la petite bête. Ici, depuis les plus hauts responsables de bureaux en passant par les cadres jusqu’aux plus simples des employés, l’intérêt se porte, non sur l’espace qui les accueille mais sur le temps qui passe. Car, si les élus sont préoccupés par l’échéance de leur mandat, le petit personnel a bien plus forte raison de se soucier de son contrat dont le renouvellement annuel se fait à coup de stratégies politiques.
Dans cet état de vision axée sur le temps et non sur l’espace, le Parlement est envahi, et est de plus en plus colonisé par des cochons en quête de nourriture et de saleté. En cherchant de quoi manger au Parlement, ces cochons ne sont pas si bêtes, car dans le parking improvisé, par les responsables du Sénat, sur le terrain du ministère de la défense, non loin du sépulcre de l’ancien président du pays Dumarsais Estimé, ils trouvent tous les reliefs des élus.






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