« Il y a un choix à faire […] On dépense trop dans le fonctionnement [et] pas assez au niveau des investissements », a martelé Kesner Pharel, déplorant que malgré l’augmentation des recettes courantes, l’État consente de moins en moins d’investissements. « Il faut faire mieux, on peut faire mieux et on doit faire mieux car la population ne pourra pas attendre », souligne l’économiste, précisant que seulement 15% des recettes domestiques dans ce budget iront vers les investissements sociaux, contre moins de 10% dans le budget rectificatif. « Je pense que ces recettes devraient atteindre plus de 20% pour réduire les tensions sociales et stabiliser l’économie haïtienne en quelque sorte », précise le responsable du Group Croissance, évoquant la nécessité pour l’exécutif d’adopter sans plus tarder un budget de rupture.
En attendant, dans le budget déposé au Parlement le 11 décembre dernier, le pouvoir exécutif table sur une prévision du taux de croissance pour l’exercice 18-19 de seulement 2.8%. Un taux de croissance, au dire de Kesner Pharel, qui ne sera pas suffisant pour compenser les quatre dernières années de moins de 1,5% de croissance économique qu’a connue le pays. « Ce taux de croissance ne prend pas en compte les désastres naturels, les désastres humains comme les manifestations, entre autres. », a fait remarquer l’économiste, pointant du doigt l’éventualité pour l’exécutif de ne pas atteindre ce taux de croissance de 2,8%.





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