A la question de savoir si les banques ne peuvent pas spéculer pour influencer le taux de change, le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti (BRH), Jean baden Dubois, a affirmé haut et fort qu’elles ne peuvent pas. Bref, c’est impossible. Les banques ne peuvent pas retenir les dollars dans leurs caves, rassure-t-il. Et, il ajoute que le pourcentage dont la banque peut retenir dans ses caves par rapport à ses fonds propres est limité. Une autre limite à titre d’illustration citée par le gouverneur de la banque centrale : si la banque achète 100 000 dollars pendant une journée et qu’elle vend 90 000, elle ne peut pas retenir les 100 00 dollars restants

Dans la rue les gens pensent que la BRH ne contrôle pas directement la question du taux de change du dollar. Que des situations de monopole, d’oligopole les différents acteurs qui interviennent sur le marché décident des taux sur le dos des consommateurs. Ces questions d’auditeurs relayés par le présentateur de l’émission rendez-vous économique donne une occasion de plus au gouverneur de la BRH d’expliquer que le marché formel des changes a un poids de 40 millions de dollars par semaine, soit environ 160 millions de dollars par mois. Ce marché formel renferme les banques et d’autres acteurs comme les agents de changes, les bureaux de transferts.