Qui a dit que l’on ne pouvait partager ses sentiments et que l’amour ne pouvait se scinder ? Jonathane Célestin est bien la preuve vivante que le cœur a suffisamment de place pour vivre deux idylles. Car mademoiselle chérit autant son violon que sa carrière d’ingénieure-chimiste. On est le premier jour de l’année 2019. Dans son souci d’arriver à l’heure pour son entrevue, notre violoniste est là quelques minutes avant l’heure de notre rendez-vous. Sans artifices, arborant un jeans et un maillot qui laisse bien deviner une jolie silhouette, la jeune femme arrive tout sourire. Un peu timide au début, elle se sentira vite à son aise pour nous conter sa passionnante histoire d’amour avec la musique.
Sue n’avait que 4 ans quand elle a fait connaissance avec cet instrument qui l'accompagnera toute sa vie. Sous la pression de ses parents eux-mêmes passionnés de musique, elle a été obligée de suivre des cours de violon. Encore une fillette plus intéressée à ses jouets à l’époque, elle prend ses premiers cours de musique à l’École Vision Nouvelle sans grand intérêt. « Je détestais le violon au début. Mes parents me forçaient parce qu’ils n’avaient pas eu le privilège de faire de la musique comme ils l’avaient tant désiré. Je pleurais à chaque fois que je devais aller en cours, ce n’est qu’avec l’âge que j’ai appris à aimer ce qui est maintenant devenu mon dada », se rappelle la musicienne qui aujourd’hui n’imagine pas sa vie sans ce petit instrument à cordes. À 10 ans, Sue est transférée à l’École de Musique Sainte-Trinité. Là, elle commence véritablement à tomber en amour pour les symphonies.






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