Aussi près de l’essence si volatile, si inflammable, l’Etat haïtien s’amuse comme des gosses en pantalon court avec le feu. Ces autorités qui étonnent par leur professionnalisme se plaisent d’expliquer maladroitement à une population qui ne demande qu'à vivre humainement. Depuis l'entame de la nouvelle année, les rumeurs d’une rupture de stock de la gazoline courent les salons, les rues comme les réseaux sociaux. A partir du 4 janvier ces rumeurs se confirment de plus en plus au grand dam des automobilistes. Les stations d'essence, les unes après les autres, n’ont apparemment plus d’essence, ou encore ne vendent plus aux chauffeurs. Les rares stations qui en disposaient encore ont été prises d’assaut dès samedi et dimanche par des consommateurs dans le désarroi.
Dans cette conjoncture de feu, la bombe pétrolière qui revient encore risque de provoquer une explosion très regrettable dans le pays où mille autres problèmes attendent des solutions urgentes. Au-delà de la crise d’autorité qui perdure il ne faut pas non plus négliger la méfiance de la population meurtrie qui ne croit plus dans les discours de ceux qui planifient au nom de la res publica.




Commentaires
Aucun commentaire pour le moment. Soyez le premier à réagir.