Il est 14 h 15 minutes ce samedi 23 février. Nous sillonnons les principales rues où le carnaval de la ville créative se déroulera dans moins de 24 heures. Et une question s’impose : quel carnaval ? Le centre-ville où habituellement en cette période la circulation est impossible avec embouteillage et foule sur la chaussée frôlant est quasiment libre. Ce coup-ci, la rue est vide, une dizaine de voitures occupent les trottoirs, la foule est absente. En haut de l’avenue Barranquilla, au niveau des rues Creac et Vaivres, trois stands sont en construction. Le principal qui accueillera les autorités, le deuxième qui occupe une place généralement attribuée à des entreprises privées et une autre, en miniature, qui se trouve devant une succursale de loterie.
Vu les graves troubles sociopolitiques qui ont « lock » plusieurs villes du pays pendant une dizaine de jours, il fallait évidemment s’attendre à cette réduction d’affluence au carnaval de la cité d'Alcibiade Pommayrac. Ceci n’a pourtant pas dissuadé les organisateurs. Fonçant du mieux qu’ils peuvent, le Bureau du carnaval de Jacmel et la mairie de Jacmel en charge de l'événement ont mis les bouchées double afin de tenir la tradition. À cet effet, de nombreuses mesures ont été prises pour concrétiser la réalisation des festivités. Parmi ces dispositions, on peut citer le renforcement de la sécurité. En effet, Yrvelt Chéry, coordonnateur du Bureau du carnaval de Jacmel, informe que 150 agents du Corps d'Intervention et de Maintien de l'Ordre (CIMO) ainsi que 100 agents de la Brigade d’Intervention Motorisée (BIM) seront en renfort aux agents de la police nationale déployés dans le Sud-Est.






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