« PetroCaribe est un accord qui permet au pays de bénéficier des facilités de paiement. Avec ledit accord, quand le pays achète des produits pétroliers, il a l’avantage de payer cash une partie de la cargaison et l’autre partie, le reliquat, constitue la dette à long terme », a expliqué Etzer Émile, soulignant que la dette Petro Caribe ne constitue pas un montant accordé ou versé par le Venezuela au pays. L’économiste a avancé que, malgré cette facilité de paiement, le gouvernement peine quelques fois à verser le montant à payer cash, même quand les compagnies pétrolières ont honoré la facture présentée par le Bureau de monétisation d’aide au développement (BMPAD).

Pour l’économiste Etzer Émile, il y a un déficit de gestion intelligente du fonds Petro Caribe. Etzer Émile a souligné que les projets financés par PetroCaribe se chiffraient à 2,2 milliards de dollars américains. « Dans une petite économie comme la nôtre, 2,2 milliards de dollars américains est un montant exorbitant. On aurait dû avoir des croissances économiques autour de 5% et 6%. Cette somme a été dépensée, mais aucune infrastructure d’envergure n’a été réalisée », a indiqué M. Émile, précisant que les 2,2 milliards de dollars représentent une partie de la somme de 4,2 milliards de dollars avancée par la Cour supérieure des Comptes et du Contentieux administratif.