Beaucoup de Gonaïviens ont l’impression que le carnaval, au fil des années, se meurt dans la cité de l’Indépendance. Encore en 2019, les activités largement perturbées par la situation sociopolitique se sont déroulées sans tambour ni trompette. Aucun thème n’a été retenu. Mis à part le stand de la mairie, aucune autre installation n’a été érigée sur le parcours. Ne parlons pas de l’absence de l’éclairage et du décor qui font la beauté même de cette grande fête populaire.
La grand-rue et la rue Fabre Geffrard, deux principales zones du parcours, étaient quasiment vides. Les voitures et les motos y circulaient sans ambages. Les bandes les plus populaires, dont Laloz, Staff, Yayad et Talonad, n’ont pas drainé la grande foule comme d’habitude. Un fait inédit. Malgré tout, elles ont offert de très bonnes prestations. Une vraie preuve de motivation. « Le carnaval est une tradition. C’est plus fort que la crise sociopolitique qui secoue notre pays », a lâché une carnavalière.






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